Malgré la frustration des amateurs de glisse, les plages resteront fermées jusqu’au 2 juin


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Alors que le confinement prend fin le 11 mai et que les Français sont invités à retourner au travail, le gouvernement a annoncé que les plages resteraient fermées au moins jusqu’au 2 juin. Une situation frustrante pour les amateurs de glisse qui pointent du doigt l’absurdité qu’il y a à autoriser les travailleurs à s’entasser dans un métro, mais pas les sportifs à rejoindre l’eau, que ce soit en mer ou dans le lac d’Annecy.

Les sportifs professionnels durement pénalisés

Des groupes se sont formés en ligne pour faire pression sur le gouvernement et le sujet des plages divise jusqu’à l’Assemblée nationale. Malgré tout, le gouvernement reste inflexible et maintient la date du 2 juin en se laissant le droit de la repousser si nécessaire. Pour les professionnels des sports de glisse, entrepreneurs et sportif, c’est un coup dur.

Les entreprises sont à l’arrêt et bénéficient d’un soutien financier, mais les sportifs sont laissés seuls. À Annecy, les professionnels de wake-board, d’aviron et autres ne peuvent plus s’entraîner. Certains se tournent alors vers l’une des salles de CrossFit à Annecy et tentent de faire de cette période une occasion de diversifier leur entraînement et de combler leur faiblesse. Une bonne idée sur le papier, mais qui ne les débarrasse pas de leur frustration.

Une situation jugée absurde par les entraîneurs et les moniteurs

C’est notamment dans le nord de la France que les plaintes les plus fortes se sont fait entendre. Là-bas, le littoral est immense et certaines plages font plusieurs kilomètres de long. Beaucoup de moniteurs de planche à voile, de wake-board ou de windsurf ne comprennent pas la décision du gouvernement.

Ils annoncent qu’ils la respecteront et refusent déjà de nombreuses demandes de stage de la part de Parisiens impatients de se dépenser. Pourtant, il y a moins de risques à suivre un de ces stages qu’à prendre le métro où à aller au supermarché. Chaque participant se trouve systématiquement à vingt mètres minimum des autres et une communication radio est obligatoire.

Une rébellion s’organise-t-elle ?

Si les professionnels du secteur ont accepté de se plier à cette interdiction qu’ils désapprouvent pour ne pas mettre davantage en péril leur entreprise, ce n’est pas le cas de tous les particuliers. Sur les dizaines de groupes Facebook qui émergent, ils sont nombreux à déclarer qu’ils se jetteront à l’eau le 11 mai, n’en déplaise au gouvernement.

Une rébellion du même genre pointe également son nez en Bretagne. Ceux qui y adhèrent mettent en avant le peu de risque que cela représente. Ils en déduisent alors que la police ne prendra pas la peine de les verbaliser et ajoutent qu’un grand nombre de rebelles rendrait les contrôles impossibles. Il n’est pas sûr que le gouvernement se laisse piétiné ainsi, mais la situation témoigne bien d’une tension exacerbée après deux mois de confinement.

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